La flamboyante exposition Charles Camoin, un fauve en liberté au Musée de Montmartre

Musée de Montmartre
Du 11 mars au 11 septembre 2022

 

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Le critique et historien de l’art Bernard Dorival disait de lui qu’il était « le plus impressionniste des fauves ». Charles Camoin, peintre virtuose de la première moitié du XXe siècle, laisse en effet derrière lui l’image d’un fauve en liberté, nourri par ses nombreuses rencontres artistiques, affranchi sans mal des règles dominantes de l’académisme. Dissocié le temps d’une exposition de ses grands compagnons d’art qu’étaient Matisse, Derain et Vlaminck, le peintre marseillais se voit aujourd’hui auréolé d’une gloire nouvelle au Musée de Montmartre. À travers la sélection d’une centaine de tableaux et dessins hauts en couleur, l’institution parisienne retrace l’évolution du processus créatif de l’artiste, grand admirateur des impressionnistes, et ce à l’emplacement même de l’un de ses anciens ateliers ! Suivant un parcours chronologique, l’exposition, placée sous le signe des couleurs chatoyantes du fauvisme, fait ainsi la part belle à ses nombreux nus féminins et ses flamboyantes séries de paysages. Des œuvres sur lesquelles souffle encore un doux parfum de scandale… à l’image de son auteur, résolument libre ! Influencé par Renoir, guidé par Cézanne, Camoin s’affirme ici comme l’auteur d’une œuvre complexe, audacieuse et spontanée. Un hymne à la couleur à savourer sans modération…

 

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Focus sur...
Charles, Albert, Henri et les autres
Ensemble, ils ont fait les quatre cents coups. Depuis leur rencontre sur les bancs de l’École des Beaux-Arts de Paris, Henri Matisse, Albert Marquet, Henri Manguin et Charles Camoin aspirent à une nouvelle ère, passant leurs soirées à refaire le monde et à imaginer renverser les canons esthétiques de l’époque. Affranchis de l’enseignement de leur maître à la mort de celui-ci, les « élèves de Gustave Moreau » se retrouvent régulièrement chez Manguin, seul à disposer alors d’un atelier, pour écrire ensemble les nouveaux chapitres de l’Histoire de l’art. Ici, sur un fond uniforme à l’éventail de nuances réduit, Charles Camoin sous l’influence de Cézanne s’abandonne à la figuration en brossant le portrait de son ami Albert Marquet.

 

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Le saviez-vous ?
Charles Camoin était, dit-on, un homme plein de ressources. L’Histoire retient principalement son audace face au père de la modernité, Paul Cézanne. En 1901, en plein service militaire, le jeune homme ose un soir frapper à la porte du vieux maître. Adulé par la jeune génération d’artistes, Cézanne est hélas connu pour son caractère difficile. Contre toute attente, le vieil homme se prend de sympathie pour ce « vaillant marseillais » et l’invite dès lors régulièrement chez lui. Les deux hommes deviennent amis, échangeant une correspondance assidue dans laquelle Cézanne délivre de nombreux conseils à son nouveau protégé.

Tentez de gagner votre place pour cette exposition lors de notre événement La Grande cueillette de la culture le 3 juillet au Palais Royal. Plus d'informations sur l'association Culture and the City ici.

Billetterie

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