Exposition Incursions Sauvages : une jungle urbaine envahit le musée de la Chasse et de la Nature
Musée de la Chasse et de la Nature Du 12 avril au 11 septembre 2022
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Les confinements successifs auraient-ils créé une porosité, relative ou manifeste, entre la nature et la ville ? À en croire les animaux sauvages ayant investi les rues un peu partout dans le monde, on pourrait répondre à cette question par l’affirmative. C’est d’ailleurs le postulat que fait le musée de la Chasse et de la Nature à travers sa nouvelle exposition, réunissant sept street-artistes autour d’une mission simple : illustrer en image le rapport nouveau qui s’établit entre les Hommes et les Animaux. Et pour cela, tous les moyens sont bons. Chaque graffeur utilise une technique singulière : spray, pochoir, dessin, collage... pour imaginer un bestiaire sylvestre qui fait dialoguer les loups avec les renards, et les hiboux avec les cerfs. Plus qu’une réflexion environnementale, cette exposition est aussi une métaphore de l’art urbain, qualifié de sauvage à ses débuts. Le mouvement reprend ses droits, et investit le musée pour proposer des œuvres engagées et lanceuses d’alerte.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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