Exposition d'ORLAN au Musée Picasso : les couleurs sur les visages de femmes en colère
Musée Picasso Du 17 mai au 4 septembre 2022
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« Je relis l’œuvre de Picasso pour remettre la femme-sujet au centre ». Cette affirmation pourrait sans doute résumer à elle-seule le travail engagé et féministe d’ORLAN, artiste totale qui fait désormais l’objet d’une somptueuse exposition au musée Picasso. Une œuvre énigmatique, dans laquelle la structure des lignes noires se mêle harmonieusement au désordre des compositions. Des photographies desquelles jaillissent des formes courbes et des couleurs éclatantes, apposant ainsi un voile jovial, presque enthousiaste, sur des clichés qui dépeignent pourtant la violence et les maux de notre monde. Dans cette série baptisée Les femmes qui pleurent sont en colère, ORLAN s’empare de quelques peintures et dessins, signés de Picasso à la fin des années 1930, qui représentent des figures éplorées inspirées des victimes de la guerre civile espagnole. En se réappropriant ces allégories de la souffrance, symbole pictural de l’affliction et du chagrin, la plasticienne interroge le statut du corps par la technique du collage. Une démarche résolument engagée en somme, dénonciatrice de la violence faite aux enveloppes corporelles et en particulier à celles des femmes : les inspiratrices, les modèles, les muses… Tant de figures féminines incarnant la puissance et la force, mises en lumière dans une série de photographies hybrides qui interpellent autant qu’elles fascinent.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
FLUCTUART - CENTRE D’ART URBAIN SUR LA SEINE À PARIS Jusqu’au 22 avril 2026
Avant d’entrer dans les galeries, l’art urbain s’est glissé dans les tunnels. Le métro parisien fut son terrain d’apprentissage, son laboratoire clandestin, son théâtre d’adrénaline. Rames taguées, couloirs marqués à la bombe, signatures éclairs entre deux stations : une histoire mouvementée lie le graffiti au réseau souterrain de la capitale.
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