Genesis Belanger et ses absurdités poétiques exposées à la Galerie Perrotin

Galerie Perrotin
Du 15 octobre au 17 décembre 2022

 

1

Le désarroi et le cynisme d’une rupture amoureuse, à la sauce surréaliste : voilà le projet follement original et un brin provocant dans lequel nous plonge la sculptrice Genesis Belanger. Ici, l’artiste nous embarque pour un monde qui marie le sordide à la beauté, le tout relevé par un humour noir bien caractéristique. Dans les espaces de la galerie, elle déploie son style unique, à mi-chemin entre surréalisme, pop art et baroque, pour composer des scènes absurdes dont la magie ne cherche pas à éclipser le sinistre. Nous pénétrons dans un supermarché désert, dans lequel siège un caddie rempli d’objets phalliques avant d’être confrontés aux stigmates d’une fête décadente. Les corps y sont nus, alanguis, les restes d’un festin opulent et de délices sucrés trônent au centre de la pièce, comme des vestiges de fantasmes fraîchement, mais temporairement assouvis. Troublant, cet ensemble qui mêle l’onirique et le perfide est un portrait joliment ciselé de ce qui constitue nos sociétés. Un tableau ludique et réaliste, pour le meilleur comme pour le pire.


Vous aimerez aussi…

zGwPtmzw
  • Gratuit
  • Contemporain

Susanna Inglada, le dessin debout au Drawing Lab

Du 13 février au 10 mai 2026
Drawing Lab

Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.

  • Contemporain
  • Gratuit

Emily Mason, et si on libérait l'abstraction ?

Du 10 janvier au 14 mars 2026
Galerie Almine Rech

L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.

Photo : Marcel Imsand
  • En amoureux
  • Incontournable

Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public

Du 27 janvier au 5 avril 2026
BnF - Site François Mitterrand

C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.

Étienne Bossut, Laocoon, 2003, © Étienne Bossut- Adagp, Paris, 2025. Collection Frac Île-de-France. Photo Aurélien Mole
  • Contemporain
  • Insolite

Le syndrome de Bonnard, ou le doute comme moteur

Du 14 février au 19 juillet 2026
Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves

Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.