« Admettre la banalité, accepter la laideur du monde et en faire quelque chose ». Drôle de maxime que suit Harry Gruyaert, mais force est de constater que celle-ci lui sied à merveille. Le Bal en est témoin. Proche des pionniers américains de la couleur que sont William Eggleston ou Stephen Shore, le photographe belge âgé de 82 ans, membre de la prestigieuse agence Magnum depuis 1981, marque de son empreinte chacune de ses apparitions. Cette flamboyante exposition ne fait pas exception. Sous ses airs de rétrospective, cette émouvante monographie réunit plus de 80 tirages réalisés entre 1974 et 1994. Des clichés d’une cacophonie insouciante de joie, de promesse et de solitude qui se distinguent par la netteté de l’image, l’intensité des couleurs et la saturation des aplats. Une œuvre triste et belle à la fois, figeant sur papier glacé l’absurdité de la vie.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité.
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
Il peint comme on respire : avec méthode et mystère. À 87 ans, Léon Wuidar entre enfin dans la lumière parisienne avec une première exposition personnelle chez White Cube. Couleurs franches, géométries tranquilles, aplats vibrants – ses toiles minimalistes racontent cinquante ans de rigueur et de silence.
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