L'exposition saisissante Afrochemistry de Michael Ray Charles à la galerie Templon
Galerie Templon Du 4 mai au 13 juillet 2024
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Des visages figés, des traits furieusement expressifs et un regard indéchiffrable, les peintures contemporaines de Michael Ray Charles incarnent les contradictions qui ont jalonné l’histoire afro-américaine. Mi-joyeux, mi-terrifiés, ses portraits en acrylique nous renvoient à cette frontière si fragile entre racisme et humanité, inhérente à l’identité noire. Entre les murs immaculés de la galerie Templon, leur nez écarlate, aussi vif qu’un signal d’alerte, nous interroge. Sous la dimension clownesque, c’est le symbole d’une stigmatisation toujours d’actualité que l’artiste met en lumière dans cette exposition saisissante. S’emparant des clichés, Michael Ray Charles en fait un sujet de réflexion, poussant le spectateur à confronter ses propres préjugés, pour mieux les déconstruire.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
CENTRE CULTUREL COREEN Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026
Bleu, rouge, jaune, blanc, noir : cinq battements pour un même souffle. En Corée, la couleur n’orne pas, elle oriente, comme une mémoire, un rituel, une énergie.
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