L'exposition Speedy Graphito à Fluctuart : nos images exclusives
Fluctuart Du 20 sept. au 22 déc. 2024
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Il est l’homme qui peint plus vite que son ombre. L’insaisissable Speedy Graphito pose ses bombes et ses pinceaux à Fluctuart, le temps d’une expérience optico-ludique immersive complètement délirante. Prenez garde toutefois aux apparences : ici, le street artiste détourne les symboles, multiplie les interférences de rythmes et de couleurs dans un jeu d’optique saisissant, délaissant les icônes de la pop culture pour les stars de l’Histoire de l’art dans une fresque monumentale truffée de clins d’œil. Le profil à pois de la Joconde cohabite ainsi avec les silhouettes chamarrées des Ménines de Vélasquez, tandis que le corps étendu de La Grande Odalisque d’Ingres se laisse deviner derrière le portrait de La Jeune fille à la perle de Vermeer, le tout dans un melting-pot d’images façon patchwork. Gare aux hallucinations donc pour ne pas risquer de perdre l’équilibre devant cette œuvre tridimensionnelle inspirée de l’art cinétique ou devant ce vitrail d’un nouveau genre composé uniquement de pixels. En déjouant les codes des jeux vidéo de notre enfance, cette exposition rassemble toutes les générations autour d’un cartoon géant peuplé d’œuvres d’art aux tonalités délicieusement pop, sucrées et piquantes.
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FLUCTUART
Du 20 sept. au 22 déc. 2024
2 port du Gros Caillou, 75007
M° Invalides (8/13) - Tlj. 12h-00h
Entrée libre
Plus d'informations ici
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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