Olga Caldas est une exploratrice méthodique de l’intime et du silence. Pas de hasard dans ses clichés, mais une véritable construction, minutieuse et réfléchie. À travers des photographies en noir et blanc qui jouent sur les contrastes extrêmes, l’artiste compose des scènes où la lumière devient un outil de narration. Les photographies d’Olga Caldas sont le résultat d’une chorégraphie visuelle. Ses fleurs floues traduisent la fragilité de ce qui existe. Ses silhouettes humaines, indéfinies ou partielles, évoquent l’idée de la disparition, mais aussi de la persistance. Un jardin aux multiples visages, comme autant de sentiers qui bifurquent pour mieux nous égarer.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 15 janvier au 21 mars 2026 Galerie David Zwirner
Il suffit parfois de deux formes presque jumelles pour faire basculer une certitude. L’exposition que David Zwirner consacre à Josef Albers orchestre précisément ce trouble : un jeu d’échos, de glissements infimes, d’écarts millimétrés qui redéfinissent notre manière d’appréhender la couleur.
L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.
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