On a vu, on a adoré ! Macparis le salon revient au Bastille Design Center du 20 au 25 mai 2025

Bastille Design Center
Du 20 au 25 mai 2025

 

9

Il y a des événements que l’on croit éternels, des institutions qui semblent ancrées dans le paysage culturel au point d’être indissociables de son évolution. Macparis, depuis plus de quarante ans, en fait partie. Un rendez-vous incontournable, une scène où des centaines d’artistes ont pu émerger, se confronter à un public, à des galeristes, à la critique. Une bulle d’expérimentation libre dans un monde de plus en plus formaté. Et pourtant, l’édition de ce printemps sonne comme un compte à rebours. L’avant-dernière, avant que les lumières ne s’éteignent, avant que ne disparaisse un espace qui, pendant quatre décennies, a su résister à la standardisation du marché de l’art. Cet « art élitaire pour tous » que revendiquait Antoine Vitez, résonne aujourd’hui comme un mantra vibrant pour cette manifestation indépendante qui a su réunir plus de mille artistes aux parcours singuliers. Pour cette avant-dernière danse, il fallait bien une sélection aussi talentueuse qu’irrévérencieuse.

 

8

Vingt artistes – douze femmes et huit hommes – ont été rigoureusement sélectionnés parmi des milliers de candidatures.

Des plasticiens qui défient les formats, qui refusent les sentiers battus, qui explorent un monde de plus en plus figé par le conformisme. Samuel Aligand, avec ses matières plastiques déformées, cherche le point de rupture entre le geste et la matière. Claire-Rose Barbier, sculpteure et musicienne, réinterprète les mythes antiques dans des formes en mutation. Hugo Bel, lui, travaille le sucre massé comme une peau organique, marquée par le temps et l’érosion. Frédérique Callu, photographe, brouille les pistes entre documentaire et rêve, saisissant l’inconnu dans le familier. Ici, les œuvres s’érigent comme des manifestes, refusant le prêt-à-penser visuel dans un pied-de- nez magistral à l’homogénéisation culturelle. Cette nouvelle édition n’a rien d’un adieu en demi-teinte. C’est une célébration, une révolte, un flamboyant feu d’artifice de liberté. 

BASTILLE DESIGN CENTER
Du 20 au 25 mai 2025
74 bd Richard Lenoir, 75011 - M° Richard Lenoir (5)
Mar. 11h-21h, mer., jeu., ven. et sam. 11h-20h, dim. 11h-19h
Gratuit sur réservation sur macparis.org


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

Nancy Graves, Permanent Tension, 1989, huile sur toile et aluminium anodisé, 102 x 117 cm © Nancy Graves Foundation Inc Licensed by ARS, New York, NY ©Pauline Assathiany Courtesy Ceysson & Bénétière
  • Contemporain
  • Gratuit

Nancy Graves à la Galerie Ceysson & Bénétière

GALERIE CEYSSON & BÉNÉTIÈRE
Du 20 mai au 20 juin 2026

Nancy Graves (1939-1995) a passé sa vie à confondre les disciplines. Une des premières femmes à avoir une exposition solo au Whitney (1969, avec ses chameaux grandeur nature), elle poursuit dans les années 1970-1990 un travail où paléontologie, astronomie, zoologie et archéologie se croisent sur la toile.

ART-Mars26-Aix-Les-Deux-Phares
  • Gratuit

De l'île à l'atelier : Ce que la mer rapporte

Fondation Taylor
Du 4 au 27 juin 2026

 En 2019, l'artiste Nicole Praden lègue sa maison de l'Île d'Aix à la Fondation Taylor. Depuis, chaque année, la bâtisse accueille en résidence

Expo_Sumo 2_ photo © Bruno Aveillan
  • Gratuit
  • Photo

Sumo, forces sacrées

Maison de la Culture du Japon à Paris
Du 9 juin au 26 septembre 2026

Le sumo commence par du sel. Une poignée jetée sur la terre battue, un pied qui frappe le sol, la longue respiration de deux géants face à face.