Nos images de l'exposition Jeanne Malivel à la Bibliothèque Forney ou la célébration d'une figure de l'art moderne breton
Bibliothèque Forney Du 8 mars au 1er juillet 2023
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Maurice Denis lui-même n’a pas réussi à la détourner de son but initial. Jeanne Malivel, figure tutélaire de l’art moderne breton, sort de l’ombre près de 100 ans après sa tragique disparition. L’artiste fauchée par la maladie à l’âge de 31 ans avait pourtant de son vivant séduit les plus grands en étant reçue à deux reprises à l’Académie des Beaux-Arts de Paris, mais l’appel de sa Bretagne sera plus fort que tout. Lorsque Jeanne s’éteint, son nom disparaît avec son œuvre précieusement conservé par sa famille. Voici nos photos de l'exposition.
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La Bibliothèque Forney retrace aujourd’hui le destin méconnu de cette artiste libre et indépendante dont la ténacité et la persévérance n’avaient d’égal que son talent. En réunissant plus de 250 œuvres originales, en mêlant l’exceptionnelle série de gravures sur bois illustrant l’Histoire de notre Bretagne avec ses dessins, croquis personnels et rares céramiques, l’exposition replace Jeanne Malivel au cœur de l’Histoire de l’art du XXᵉ siècle, justifiant sa position autant par sa production foisonnante que son rôle précurseur dans le renouveau des arts décoratifs. Riche par la diversité des pièces qu’elle présente, cette monographie d’envergure brosse le portrait d’une femme populaire et engagée, déterminée à transmettre son savoir et ses idées. Un héritage qui ne demande donc qu’à être exploré…
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.