Exposition : Maurice Ravel fait sonner son Boléro à la Philharmonie de Paris
PHILHARMONIE DE PARIS Du 3 déc. 2024 au 15 juin 2025
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Une mélodie répétitive d’une lenteur lancinante presque obsédante, seize mesures battant invariablement la cadence jusqu’à remplir le vide initial par le chant de la flûte, le cri des trombones et le martèlement de la caisse claire. Après dix-sept minutes, enfin l’explosion. À 53 ans, Maurice Ravel compose le crescendo le plus célèbre de l’Histoire de la musique classique, son unique chef-d’œuvre, son Boléro.
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À l’approche du 150e anniversaire du compositeur, la Philharmonie de Paris revient, tambour battant, sur la genèse de cette partition savante jouée, selon la légende, toutes les quinze minutes à travers le monde.
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Déployée comme une symphonie de couleurs, de lumières et de sons, cette exposition musicale décompose sous nos yeux la mécanique implacable du Boléro : un écran géant de dix mètres de large nous traîne et nous entraîne dans la valse des notes en spirale, tandis qu’une série de manuscrits, photographies, esquisses, œuvres peintes et sculptées signées Édouard Manet, Edgar Degas et Fernand Léger, ancre la rengaine de Ravel dans l’histoire des chefs-d’œuvre universels.
PHILHARMONIE DE PARIS Du 3 déc. 2024 au 15 juin 2025
221 av. Jean Jaurès, 75019 - M° Porte de
Pantin (5) - Du mar. au ven. 12h-18h,
sam. et dim. 10h-18h, fermé le lun.
Tarif : 11 € - TR : 7 € - Gratuit -12 ans
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Hôtel de Ville de Paris Du 21 février au 30 mai 2026
Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean
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