Exposition Geneviève Asse, Le bleu prend tout ce qui passe au Musée Soulages
MUSÉE SOULAGES Jusqu’au 18 mai 2025
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Une ligne traverse la toile, fragile, presque imperceptible. Un bleu immense, lumineux, sans contours, suspendu entre ciel et mer. Geneviève Asse, figure discrète mais incontournable de la peinture contemporaine, a fait du bleu son territoire, son langage, son silence.
Le musée Soulages expose son œuvre dans toute son évidence : des espaces de lumière, où la couleur devient un seuil, une ouverture, une respiration. Ici, aucune narration, aucun bruit. Juste cette vibration, ce dialogue subtil entre opacité et transparence. Ses toiles sont des passages d’un monde à l’autre, jouant l’infini dans une nuance, une infime variation.
Ce bleu, qui n’est ni celui de Klein ni celui des ciels d’orage, c’est celui d’Asse, insaisissable, mouvant, comme une mer qui absorbe tout et ne garde que l’essentiel. Une invitation à faire l’expérience du bleu, à traverser l’espace pictural comme un horizon sans fin, à se laisser happer par une couleur qui ne décrit rien, mais qui dit tout.
MUSÉE SOULAGES
Jusqu’au 18 mai 2025 Jardin du Foirail, avenue Victor Hugo, 12000 Rodez
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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