Monkeybird

Du 12 octobre au 7 novembre 2017 -
Galerie Brugier-Rigail //

 

4

Fables picturales

Monkeybird, c’est l’association de deux artistes français, Louis Boidron et Edouard Egea, et de leur univers commun. Il y a dans cette mise en commun une volonté de créer une œuvre qui reste dans les esprits. Leurs créations deviennent des fresques aux échos moraux, où les animaux jouent le rôle d’êtres humains, à la manière d’un La Fontaine pictural. Ces totems animaliers se font symboles, allégories des travers d’une société, qui oscille entre l’amour du matérialisme et les désirs fugaces de liberté. On décèle dans les créations des deux artistes cette envie de transformer un mal qui les ronge en quelque chose de poétique. De faire du laid un art, en peignant, gravant, dessinant des traits aériens à la beauté soudaine. Inspirés par les vitraux et les œuvres sacrées, leurs œuvres se font lyriques, minutieuses, emplies de détails et ornements qui attirent le regard et nous emporte dans leurs histoires. Au détour du voyage, on perçoit les clins d’œil à l’architecture, au fantastique ou encore aux estampes japonaises, comme un mélange fou entre plusieurs écoles pour pouvoir s’exprimer sans limite. Et l’on découvre à travers l’exposition ce duo surprenant à l’imagination sans limite, tissant au fil de leur collaboration un monde utopiste où la société retrouve un juste équilibre, débarrassée de ses anciennes lubies.

Monkeybird is the result of a collaboration between two French artists. Influenced by stained-glass, holy art and Japanese prints they tell through their arts moral tales about mankind and materialism.

 Galerie Brugier-Rigail
Du 12 octobre au 7 novembre 2017
40 rue Volta, 75003 – M° Arts et métiers (3/11)

Du mar. au sam. de 11h à 19h30 – Fermé lun. et dim.
Entrée libre


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

XTyDJKyw
  • Découverte
  • Incontournable

Byblos, cité millénaire du Liban

Du 24 mars au 23 août 2026
Institut du Monde Arabe

Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.