Galerie Brugier Rigail Du 31 mai au 7 juillet 2018
Jusqu'au 7 juillet 2018 - Galerie Brugier Rigail //
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Du fond du cœur
S'il y avait un mot pour décrire l'oeuvre de Miss. Tic, ce serait assurément celui de liberté. Toutes ses pièces en sont empreintes. Des pièces où elle exprime ses talents de poète et de plasticienne. Et c'est là que l'on voit que ces deux disciplines s'accordent très bien ensemble. Dans une veine à la fois picturale et poétique, l'artiste est connue pour ses impressions au pochoir sur les murs de Paris depuis 1985, souvent des dessins de femmes. Dans cette exposition, elle met le cœur à l'honneur et l'intègre à ses créations en cultivant les oxymores, entre légèreté et gravité, insouciance et provocation. Prenez cette oeuvre où l'on voit un homme vêtu d'un costume noir de dos, que l'on imagine dandy, portant un bouquet de fleurs en forme de cœurs. Cela aurait pu faire fleur bleue si une inscription située à droite du gentleman n'indiquait pas "Les fleurs du mâle"... Et Miss. Tic, pleine d'audace, a beaucoup de phrases cinglantes en réserve, telles que "Plus fort que l'illusion, la passion" ou encore "Refuser les yeux ouverts ce que d'autres acceptent les yeux fermés". Très prisée, elle a été réclamée par des marques prestigieuses du milieu de la mode, telles que Kenzo, Louis Vuitton ou Givenchy, ainsi que par le monde du cinéma. Ses œuvres, qui s'adresse à tous, illustrent parfaitement cette citation de Blaise Pascal : le cœur a ses raisons que la raison ignore.
NB : la galerie sera fermée du 21 au 26 juin 2018 inclus.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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