La nouvelle exposition du Drawing Lab se fait tout un film !
Drawing Lab Du 16 janvier au 25 février 2021
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Si l’on est habitué à parler de « cinéma », la formule exacte serait plutôt « cinématographie » ! Et c’est justement ce lien entre la création d’un dessin et d’un film qui est mis en lumière dans cette exposition. Tous deux usent d’une succession d’images pour donner une atmosphère à une scène, une texture à la narration, de la lumière comme profondeur de champ... À l’instar de la bande dessinée, on retrouve le principe des vignettes dans les story-boards.
À travers les dessins des films de Paul Grimault, Alejandro Jodorowsky ou Sébastien Laudenbach, le cinéma se dévoile comme un véritable exercice graphique matérialisé dans les celluloïds, ces feuilles transparentes que l’on superpose pour créer de l’animation. Des techniques qui se renouvellent, comme on peut le voir lors de la projection du film Tide Table de William Kentridge. Au lieu de multiplier les dessins pour suggérer le mouvement, ce dernier use du fusain qu’il efface sur certaines parties pour recommencer ailleurs, parvenant ainsi à métamorphoser l’objet représenté.
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Le saviez-vous ?
Dès 1946, Paul Grimault désire adapter le conte d’Andersen La Bergère et le Ramoneur sur un scénario de Jacques Prévert, mais faute de moyens, il se voit contraint de diffuser le film sans véritable fin. Rachetant le négatif 30 ans plus tard, les deux hommes renomment le film Le Roi et l’Oiseau, qui deviendra alors le premier long-métrage d’animation français et sera récompensé par le prix Prix Louis-Delluc.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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