Dans ce seul en scène à fleur de peau, la parole devient confession. Les souvenirs surgissent par fragments, mêlant tendresse, colère et vulnérabilité. L’interprète navigue entre humour discret et émotions à vif, donnant corps à ces blessures ordinaires que l’on tait trop souvent. La proximité avec le public crée un dialogue implicite, presque intime. Chaque phrase semble pesée, chaque silence résonne. La scène devient un espace de vérité où l’on ose regarder ses failles en face. Comme tu me vois interroge l’image que l’on renvoie et celle que l’on cache. Un spectacle sensible et sincère, porté par une interprétation habitée.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
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