La peinture-mémoire de Suleman Aqeel Khilji à Paris
WHITE CUBE
Jusqu'au 25 juillet 2026
Les images sont délavées. Le sentiment qu'une vision trop violente ait été lavée, apaisée par le temps, ne nous quitte plus. Et qu'il en reste un dépôt de couleur où les figures poussent encore.
Né à Quetta, au Pakistan, Suleman Aqeel Khilji puise dans les paysages du Baloutchistan, les lumières vacillantes des voyages en train et les réminiscences de son enfance. À partir de photographies anonymes, d'images de films, de dessins trouvés ou encore de figures littéraires et cinématographiques qui nourrissent son imaginaire, il fait émerger des silhouettes spectrales, des architectures incertaines et des scènes suspendues dans le temps. Réalisées en fines couches de peinture, ses œuvres déploient une palette minérale inspirée de la géologie et des couleurs de sa région natale. Sur des toiles de lin, mais aussi sur des couvertures de livres chinées ou des paquets de cigarettes usagés, l'artiste exécute une somme de pensées impossible à fixer. On s'y appesantit, sans lourdeur aucune, dans la chaleur de ces châssis bruns et l'idée d'une amertume très belle à voir. L'image est toujours instable et n'est jamais prétentieuse. C'est peut-être là, la clé d'une iconographie proche des songes, proche de nous.
WHITE CUBE
Jusqu'au 25 juillet 2026
10 avenue Matignon, 75008 Paris
M° Franklin D. Roosevelt (1/9) ou Champs-Élysées – Clemenceau (1/13)
Mar. à sam. 10h-12h30 et 13h30-18h
Fermé dim. et lun.
Entrée libre






