« Sensible », la nouvelle saison du Palais de Tokyo s’ouvre sur des mouvements incertains entraînés par l’introduction d’une modification infime dans un système chaotique. On compte parmi ses artistes Julien Creuzet, qui touche à cette matière instable. Artiste pluriel, il est à la fois plasticien, vidéaste, performeur et poète. Ses œuvres composites explorent différents héritages culturels, et s’organisent en passerelles entre l’imaginaire et l’ailleurs, les réalités sociales de l’ici et les histoires minoritaires oubliées. Le titre de son exposition est aussi personnel que son œuvre : « C’est l’étrange, j’ai dû partir trop longtemps, le lointain, mon chez moi est dans mes rêves-noirs. C’est l’étrange, des mots étranglés, dans la noyade. J’ai hurlé seul dans l’eau, ma fièvre (...) sera le titre de l’exposition de Julien Creuzet ou pas ». Énigmatique, l’exposition prendra vie sous forme de chansons pop millénaires, de paysages de fonds marins dans une piscine en plastique, de perroquet glitch guitare à la patte ou Napoléon Bonaparte à la tête tranchée de Joséphine, etc. Sans oublier un chien sans poil à la peau-pixel couleur de fer, à la fois esprit malin et passeur entre les mondes. Ou pas.
A plural artist, he is at the same time a plastic artist, a video maker, a performer and a poet.His composite works explores different cultural heritages…
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M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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