Musée des Arts Décoratifs Du 3 mai au 23 septembre 2018
Du 3 mai au 23 septembre 2018 - MAD Paris //
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La fabrique des images
Difficile d’imaginer que Roman Cieslewicz fut, à son arrivée à Paris en 1965, assistant de Peter Knapp, le directeur artistique du magazine Elle. Et pourtant, l’artiste originaire de Pologne a mis ses talents de graphiste au service de différentes institutions, du Parti Communiste à la Centrale de distribution des films, en passant par le magazine d’art contemporain Opus international, dont les couvertures sont devenues des icônes de la contre-culture des années 60. Car cet artiste de la seconde moitié du XXe siècle (1930–1996) est en fait une figure majeure de l’Ecole de l’Affiche polonaise. Publicité, édition, illustration : les différents médiums qu’il a explorés sont réunis dans cette exposition qui traduit son point de vue sur le monde. Cela n’a rien d’étonnant, Roman Cieslewicz était également un homme engagé et son art représentait pour lui un moyen de faire écho à l’actualité. Féru de presse, il la consultait quotidiennement et classait les articles par thèmes. Parmi ses sujets de prédilection : l’œil, la main, le cercle – souvent mis en scène de manière surréaliste et sombre – ou encore des figures comme le Che ou La Joconde. Cette dernière, dont il réalisa une série de collages répétitifs, lui fut d’ailleurs inspirée par l’esprit pop-art naïf du célèbre magazine féminin… Rien ne se perd, tout se fabrique ?
The exhibition presents the works of the famous polish graphic artist Roman Cieslewicz, who arrived in France in 1965.
Le jeudi de 18:00 à 21:00 du 10 juin au 31 décembre 2021
Fermé
Le lundi
Accès
Métro
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.