Monsieur Benchamma excelle dans l’art éphémère. Ses dessins muraux allient taille colossale et légèreté déconcertante. Le trait est fin, l’atmosphère tourmentée, le noir et blanc est au service de son art intemporel et profond. Ses œuvres, bien que figées sur un mur, laissent planer un mouvement tornadesque curieusement agréable. Ses dessins sont, pour la plupart, des odes mélancoliques à la nature. Ses natures ne sont pas mortes mais bel-et-bien pleines de vie. Il bouleverse nos sens en interrogeant notre rapport avec le vide et l’espace. En détournant l’invisible, en mettant en exergue les catastrophes minuscules, il fait écho au bouillonnement créatif qui explose constamment en lui. Ses inspirations pour les Sciences, l’Esotérisme, l’Histoire de l’Art ou encore la Littérature donnent naissance à des créations bouleversantes de sens. Les détails fourmillent et créent un gigantesque ensemble cosmique cohérent. Chaque installation est une nouvelle expérimentation, vouée à la disparition ; les sujets demeurent donc fugaces et précieux. Chaque exposition est l’occasion de découvrir une œuvre unique et éphémère, un « séisme artistique » de grande ampleur.
Abdelkader Benchamma draws oversized black and white drawings. His style will make you feel like in the middle of an artistic tornado ..
MUSÉE D'ART MODERNE DE PARIS Du 21 octobre 2025 au 26 avril 2026
C’était en 1925. Le monde entier se pressait à Paris pour découvrir l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. Une apothéose de formes géométriques, de laques…
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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