Musée des Arts et Métiers Du 29 mai au 26 août 2018
Du 29 mai au 26 août 2018 - Musée des Arts et Métiers //
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Et si, comme la photographie ou l’écriture, la sculpture détenait un pouvoir de mémoire ? C’est la conviction de l’artiste française Cécile Raynal qui conserve ses souvenirs grâce à son art. Néo-exploratrice, elle aime partir à la découverte de lieux insoupçonnés, comme un couvent ou une prison. Cette fois, c’est dans les réserves du Musée des Arts et Métiers qu’elle pose son matériel : l’artiste aime travailler en résidence, dans des lieux chargés d’âmes. L’exposition montre ainsi les sculptures qu’elle a réalisées lors de son établissement dans les réserves : elles prennent pour modèles les hommes et les femmes du personnel, que l’artiste a côtoyés durant son séjour et qu’elle a invités à poser pour elle. Pourtant, le sujet n’est tant pas ces figures, mais plutôt les interactions qui ont pu se créer avec ces dernières, figeant dans l’argile des relations humaines. Tel un reporter, Cécile Raynal a en effet consigné tous ses échanges dans son journal. Sa sculpture, aux doux reflets métallisés, prend alors des airs de documentaire. Si l’on ne sait jamais à l'avance de quelle rencontre on se souviendra plus tard, Cécile Raynal a décidé de ne pas prendre de risque : à travers ses sculptures, elle les inscrit toutes dans sa mémoire.
The exhibition presents the French sculptor Cécile Raynal’s work, about her meeting with the staff of the museum.
Du mardi au mercredi et du vendredi au dimanche de 10:00 à 18:00
Le jeudi de 10:00 à 21:30
Fermé
Le lundi
Accès
Métro
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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