Du 11 juillet au 4 novembre 2018 - Musée Mandet //
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Dans cette exposition entre art et littérature, se trouve d’un côté un écrivain voyageur qui reçut le prix Goncourt poésie en 1996, de l’autre, le précurseur du street-art qui intervient dans les rues du monde entier. Vous n’avez pas deviné ? Il s’agit pourtant d’André Velter et d’Ernest Pignon-Ernest, dont les liens ténus sont mis à l’honneur au Musée Mandet. Car quand ils se rencontrent il y a 30 ans, la complicité ne se fait pas attendre. Il faut dire que ces deux-là ont beaucoup en commun, à commencer par leur passion : des arts équestres de Bartabas aux extases des grandes mystiques, en passant par les figures de poètes majeurs. Pour cette occasion, les dessins préparatoires d’Ernest Pignon-Ernest sont sortis des réserves, pourtant rarement visibles en raison de leur support fragile. L’exposition montre ainsi les créations communes de ces artistes qui préféraient « vivre » la poésie : 18 ouvrages, un court-métrage, leurs célèbres Extases et installations dans plusieurs chapelles sont présentés, alimentés par des dessins, des lithographies et un film documentaire retraçant leur collaboration. Dans la suite de ce compagnonnage poétique, le visiteur pourra lui aussi se plonger dans la poésie, griffonner des mots ou des formes, ou feuilleter les ouvrages de la bibliothèque de Velter. Poète et dessinateur n’auront jamais été aussi proches.
Du 11 juillet au 4 novembre 2018
Horaires
Ouvert
Du mardi au dimanche de 10:00 à 12:30 et de 14:30 à 18:00 du 11 juillet au 31 août 2018
Du mardi au dimanche de 10:00 à 12:00 et de 14:00 à 17:30 du 1er septembre au 4 novembre 2018
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
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