Cela fait quatre ans que l’on en parle, le Bouquet of Tulips de Jeff Koons a pris ses quartiers dans le parc du Petit Palais, non loin des Champs-Elysées. De nombreuses personnes se sont déplacées ce vendredi 4 octobre pour voir de leurs propres yeux l’œuvre de l’artiste américain rendant hommage aux victimes des attentats de l’année 2015. Une main très réaliste – inspirée de la forme et de la taille de celle de la Statue de la Liberté – tient un bouquet de onze tulipes, au lieu de douze symbolisant la perte que la France ne retrouvera jamais après les atroces attaques terroristes. Haute de 10 mètres et lourde de 60 tonnes, la statue arbore des tulipes colorées toutes faites d’un matériau transparent, qui donne un éclairage différent selon les moments de la journée et même selon les saisons. L'artiste avait offert l'idée de cette œuvre à la Mairie de Paris en 2016, quelques mois après les attentats.
Jamais la capitale française n’avait accueilli une statue de Jeff Koons sur son territoire. Et ce n’est pas sans faire polémique. En effet, l'artiste est très controversé sur le marché de l’art. En cause, les prix de ses œuvres et ses nombreux plagiats, qu'il justifie par "l'art de l'appropriation". Artiste le plus cher vivant, ses méthodes de conception et de travail sont aussi très souvent critiquées. La taille et le coût de production avaient levé des voix contre ce projet artistique – finalement financé par le mécénat privé.
Malgré les polémiques et les remarques des professionnels du marché de l’art, la Mairie de Paris s’est dit fière de recevoir ce cadeau symbole d’amitié et de liberté des États-Unis envers la France.
Jardins des Champs-Élysées
Av. des Champs-Élysées, 75008
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Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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