* Exposition Le Festival de l’Île de Wight à la Galerie Rouan

Galerie Rouan
Du 11 juin au 18 septembre 2020

 

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50 ans après le Woodstock anglais

« Wight is Wight, Dylan is Dylan » chantait Michel Delpech au début des années 1970, avec une certaine nostalgie pour l’optimisme et la liberté des sixties. Le « Wight » en question, c’est l’Île de Wight, qui accueillit l’un des plus grands festivals rock de l’Histoire. Lancé en 1968, un an après le Festival Pop de Monterey en Californie et un an avant celui de Woodstock dans l’Etat de New York, le Festival de l’Île de Wight fait partie des rares manifestations rock à être entrées dans la légende.

Les spectateurs rassemblés sur cette petite île de la Manche pour assister à la troisième édition du festival, du 26 au 30 août 1970, ne le savent pas encore, mais ils vont vivre un moment historique. Tout d’abord parce que l’affiche est prodigieuse ; mais plus encore parce que ce sera la dernière édition du festival avant trois décennies, et le chant du cygne du mouvement hippie.

Pendant trois jours, les plus grandes stars de la musique populaire anglosaxonne se succèdent sur scène, du rock à tendance hard (Jimi Hendrix, The Who, The Doors, Jethro Tull) et progressive (Emerson, Lake & Palmer, Moody Blues) au folk (Leonard Cohen, Joan Baez, Joni Mitchell), en passant par le jazz rock (Miles Davis, Chicago) et le funk (Sly & The Family Stone).

Le photographe Bernard Rouan faisait partie des quelques centaines de milliers de spectateurs qui ont assisté à cette grande messe rock. Ses clichés fournissent un précieux témoignage sur ce festival mythique, ses artistes, son ambiance et son public.

Ils nous révèlent les tenues colorées des uns, celles très minimalistes des autres, les modes capillaires du temps (cheveux longs, barbe et moustache pour les hommes) et l’ambiance bohème qui règne sur place. On redécouvre avec émotion une Joni Mitchell rayonnante, un Jimi Hendrix crispé ou encore un Miles Davis en plein vol, tandis que Leonard Cohen susurre ses textes délicats.

Une superbe exposition photo qui ravira les nostalgiques et les fans de musique.

Le saviez-vous ?

C’est lors de la troisième édition du Festival de l’Île de Wight que se produisirent pour l’une des dernières fois Jimi Hendrix et The Doors. Le premier, qui révolutionna le rock avec son jeu de guitare unique, mourut trois semaines plus tard, probablement à cause d’une overdose d’alcool et de médicaments. Jim Morrison, chanteur charismatique des Doors, disparut un peu moins d’un an après Hendrix. Ils étaient tous les deux âgés de 27 ans.

Entrée libre sauf le matin sur RDV.


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