Musée Courbet
Musée Courbet

L'exposition Moriyama-Tomatsu à la MEP nous emmène dans les recoins de Tokyo

Maison Européenne de la Photographie
Jusqu'au 24 octobre 2021

  • Daidō Moriyama, Untitled, 1967
  • Daidō Moriyama, Autoportrait, de la série « Labyrinth », 2012
  • Daidō Moriyama, Untitled (de la série « Pretty Woman »), 2017
  • Daidō Moriyama, Untitled (de la série « Platform ») 1977
  • Shōmei Tōmatsu, Photographer Daidō Moriyama, 1975
  • Shōmei Tōmatsu, Photographer Shōmei Tōmatsu, 1978
  • Shōmei Tōmatsu, Fumiko Miyatani, Mask Artist, 1971
  • Shōmei Tōmatsu, Kabuki Villain in Shibaraku, 1964
  •  Daidō Moriyama, Untitled (de la série « Light & Shadows»), 1982
  • Daidō Moriyama, Untitled (de la série « Pretty Woman »), 2017
  • Daidō Moriyama, Untitled (de la série « Provoke #2 »)

 

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Avec cette rencontre photographique entre Daido Moriyama et Shomei Tomatsu, la Maison européenne de la photographie nous emmène du côté de Tokyo, ville cosmopolite qui a inspiré à ces deux amis et maîtres de la photographie japonaise la conception de cette double exposition rétrospective. À la suite du décès de Tomatsu en 2012, l’exposition n’avait malheureusement jamais pu voir le jour. Leur vœu est à présent exaucé avec cet événement qui réunit plus de 400 photographies inédites des années 1950 à nos jours, sur une multitude de supports, chaque artiste occupant un étage de l’Hôtel Hénault à lui seul. D’un côté, Tomatsu brosse le portrait d’un pays meurtri par la guerre, dépeignant des individus marginaux et enregistrant l’impact de l’américanisation dans le paysage tokyoïte. De l’autre, Moriyama, lui aussi attiré par les figures marginales, bouscule les codes en optant pour une esthétique de l’instantané (clichés flous, granuleux, pris à la volée, etc.) qui fera sa renommée. L’exposition rend à la fois compte du tournant esthétique radical pris par Moriyama et de la filiation indiscutable qui subsiste entre les deux photographes : de leur attrait pour les outsiders – en témoigne leur intérêt maintes fois répété pour le quartier sulfureux de Shinjuku – ressort aujourd’hui un précieux témoignage des métamorphoses de la société japonaise, saisie dans le bouillonnement incessant des rues de Tokyo.

Réservation obligatoire


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