Dragana Markovic, embarquez sur les terres balkaniques dans l'exposition de la galerie Boris à Paris

Galerie Boris
Du 13 septembre au 31 décembre 2021

La Galerie Boris à Paris, au pied du triangle d’or, nous avait habitué à ses réinterprétations de pièces de théâtre mythiques, mises en peinture par des artistes montants venus des Balkans. Pour sa nouvelle exposition, elle propose une carte blanche inédite à Dragana Markovic, qui nous invite dans son univers fantasmagorique, mettant en peinture des contes et légendes issus de son imaginaire. L’artiste nous prend par la main pour nous guider vers un monde peuplé d’esprits, d’astres et de lumières. Dragana Markovic plonge son pinceau dans l’encre de ses terres natales pour nous conter l’histoire merveilleuse de ce que l’on appelle « l’invisible magique », remettant au goût du jour les mythes fondateurs de notre humanité dans une approche onirique résolument contemporaine. Les œuvres se déroulent ici comme les pages d’un seul et même recueil, jouant sur la réminiscence de l’enfance, nous enfonçant dans une forêt épaisse et mystérieuse, peuplée d’animaux magiques et d’êtres sensibles qui semblent ignorer notre présence, isolés dans leur bulle. Approchez-vous pour déceler dans ses œuvres des indices dissimulés et autre symboles ambigus, ramenant chaque histoire à la dualité de nos existences. Ne vous fiez pas aux apparences, les tonalités roses et vaporeuses ne sont pas synonymes d’innocence, un irrésistible cadeau de lumière peut en cacher un autre, un loup peut roder dans l’ombre de la forêt. Sa peinture, légère et laiteuse, nous invite à nous recentrer sur l’essentiel. Il règne sur ses toiles une atmosphère feutrée et envoûtante, un silence troublant. On se surprend alors à être apaisé nous aussi, comme si cette lumière avait quitté la toile pour nous envelopper. Et dans un monde qui semble tendre vers l’aseptisation, la sensibilité de Dragana Markovic, nourrie d’une culture chargée en énergie et en spiritualité, nous rappelle qu’il ne faut pas oublier de rêver.

 

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Les terres des Balkans regorgent de contes et légendes, en particulier celle d'un vampire, qui a tellement marqué les esprits que l’on trouve encore dans l’ouest de la Serbie de l’ail accroché sur les portes... On entre dans l’univers fantasmagorique de Dragana Marković comme on dépoussière une vieille légende serbe – bien loin de celle du vampire – le genre d’histoire qui aide les enfants à s’endormir. L’artiste nous prend par la main pour nous guider vers un monde étincelant, peuplé d’esprits, d’astres et de lumières. Son pinceau trempé dans l’encre des terres balkaniques, elle nous conte l’histoire merveilleuse de « l’invisible magique », depuis la naissance des Hommes jusqu’à nos jours. Ne soyez donc pas surpris d’y retrouver des personnages issus de notre temporalité, qui ont troqué les ordinaires sabots de bois pour une paire de sneakers, une lampe à huile contre le flash d’un téléphone. On déambule alors entre les tableaux comme si l’on tournait les pages d’un seul et même recueil ; on s’enfonce dans le monde de l’enfance, vers les mystères de la forêt et des grandes plaines enneigées, venant à la rencontre d’animaux magiques qui luisent dans le bleu de la nuit, ou d’orbes qui illuminent le ciel des tableaux ou on rencontre tout simplement des femmes et des hommes encapsulés dans l’intimité de leur quotidien. Tous brillent d’une seule et même flamme. On se surprend alors à être apaisé nous aussi, comme si cette lumière avait quitté la toile pour nous envelopper, nous coupant du monde extérieur en un instant privilégié. Légère et laiteuse, la peinture de Dragana Marković nous invite à la méditation. Dans un monde qui semble tendre vers l’aseptisation, sa sensibilité, nourrie d’une culture chargée en énergie et spiritualité, nous rappelle qu’il ne faut pas oublier de rêver.

 

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