Exposition Françoise Pétrovitch à la BnF : je dors donc je suis
Bibliothèque Nationale de France Du 18 octobre 2022 au 29 janvier 2023
10
Le repos dans les bras de Morphée est souvent pour les artistes une source d’inspiration inépuisable. La plasticienne Françoise Pétrovitch, qui multiplie les médiums depuis le début de sa prolifique carrière, ne fait pas figure d’exception. Pour cette exposition remarquable, la BnF met en lumière son œuvre graphique et imprimée, à travers une centaine de créations emblématiques qui interrogent nos « états d’être » les plus sensibles et les plus fragiles : le rêve, l’adolescence, la relation à l’autre ... Cette saisissante rétrospective met en dialogue les motifs et les sujets récurrents dans l’œuvre de l’artiste, qui compose avec facétie des univers fascinants dans lesquels se rencontrent réalisme et hybridation, angoisses et merveilles, gravité et humour. À travers des estampes contemporaines, des sérigraphies inédites, des croquis et des livres d’artistes, la plasticienne nous embarque dans un monde ambigu, volontiers transgressif, oscillant constamment entre rêve et réalité. L’artiste nous transmet ses doutes et ses interrogations grâce à un éventail de dualité qui se rencontrent sans jamais se contredire. Une ambivalence captivante qui nous saisit, à la sortie, d’une interrogation tenace : s’agissait-il plutôt d’un rêve ou d’un cauchemar ?
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end