La jeune photographe Pamela Tulizo exposée à la Maison européenne de la Photographie
Maison Européenne de la Photographie Du 21 janvier au 13 mars 2022
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Vous ne connaissez sûrement pas son nom et pourtant elle commence bien à s’en faire un. Pamela Tulizo, 28 ans, jeune photographe Camerounaise, a fait parler d’elle en 2020, en remportant le Prix Dior de la Photographie et des Arts Visuels pour Jeunes Talents. Avec sa série Double identité, exposée à la Maison européenne de la Photographie, l’artiste cherche à illustrer l’histoire de son pays, et en particulier de la ville de Goma, dans la région du Nord-Kivu, où elle a grandi. Une région déchirée par les guerres civiles et les violences, perpétrées notamment sur les femmes. Pamela Tulizo met alors en scène des portraits féminins, avec des visages aux doubles faces, tiraillés entre l’ambition et la tradition, la société et l’individu. Son modèle, toujours le même, devient tour à tour dame élégante, médecin, femme d’affaires ou mère modeste. À travers l’usage de la mode – maquillage, vêtements, cou - leurs – la jeune artiste nous propose un récit poignant qui cherche à révéler « la beauté et la force intérieure » des femmes qui l’entourent. Un pari réussi, puisque les clichés, portés par des regards francs et droits, dégagent puissance et sagesse.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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