Exposition Regards Croisés de Plantu/Reza au Musée de l'Homme
Musée de l'Homme Du 11 mai au 31 décembre 2023
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Quand Plantu, le dessinateur historique du Journal Le Monde, s’associe au photojournaliste Reza, ça donne ça ! Une exposition engagée écrite à quatre mains et traversée par des œuvres hybrides, faites de caricatures monochromes et de photographies poignantes. Dans un contexte difficile où couvrir l’actualité reste encore aujourd’hui une prise de risque quotidienne, le Musée de l’Homme tenait à célébrer le travail de ces deux grands défenseurs de la liberté d’expression, témoins essentiels des grands bouleversements de leur temps. À 70 ans passés, les deux hommes ont tout vu, l’horreur de la guerre, la répression, la censure. L’un a connu la torture, l’enfermement et l’exil, l’autre les menaces de mort et les attentats. Face à la violence de notre civilisation, Plantu et Reza se sont munis de leur seule arme : un crayon pour le premier, un appareil photo pour le second. En dialogue ou en opposition, les œuvres humanistes et composites des deux reporters dénoncent aujourd’hui d’une même voix les inégalités, documentent les conflits, alertent sur la cause migratoire, de sorte que l’opinion publique se range du côté de la fraternité et que la peur finisse par changer définitivement de camp.
Du mercredi au lundi de 11:00 à 19:00 du 11 mai au 31 décembre 2023
Fermé
Le mardi
Tarifs
Billets expositions temporaires
Plein : 13 €
- 26 ans : gratuit
Accès
Métro
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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