Maison Européenne de la Photographie Du 7 juin au 1er octobre 2023
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Plongez dans les mondes fictifs et organiques d’une « rêveuse professionnelle ». Maya Rochat n’est pas simplement peintre, ni tout à fait photographe. L’artiste suisse sort volontiers du cadre trop lisse ou trop étroit de la figure traditionnelle pour concevoir une œuvre radicale, violente, pop et sucrée. Un cocktail explosif caractérisé par ses
clichés hypnotiques, holographiques, presque chimiques, ou par ses encres bleues éclatantes recouvertes d’eau de Javel. Par le biais de ses destructions et constructions successives, physiques et numériques, Maya Rochat opère un glissement de la réalité vers un monde imaginaire, un paysage factice saturé en couleurs. Baignant littéralement dans
« la matière », l’artiste nous plonge dans une abstraction grandeur nature, colorée, brute, punk, asphyxiante. Cette exposition – la première de cette envergure dans la capitale – ne déroge pas à la règle. Des collages débridés de ses débuts à cette salle recouverte de tapis imprimés, aménagée en espace de projection immersive, la photographe dénonce ici la pollution visuelle générée par le flux continu des images digitales de la plus belle des manières.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
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