Maison Européenne de la Photographie Du 7 juin au 1er octobre 2023
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Plongez dans les mondes fictifs et organiques d’une « rêveuse professionnelle ». Maya Rochat n’est pas simplement peintre, ni tout à fait photographe. L’artiste suisse sort volontiers du cadre trop lisse ou trop étroit de la figure traditionnelle pour concevoir une œuvre radicale, violente, pop et sucrée. Un cocktail explosif caractérisé par ses
clichés hypnotiques, holographiques, presque chimiques, ou par ses encres bleues éclatantes recouvertes d’eau de Javel. Par le biais de ses destructions et constructions successives, physiques et numériques, Maya Rochat opère un glissement de la réalité vers un monde imaginaire, un paysage factice saturé en couleurs. Baignant littéralement dans
« la matière », l’artiste nous plonge dans une abstraction grandeur nature, colorée, brute, punk, asphyxiante. Cette exposition – la première de cette envergure dans la capitale – ne déroge pas à la règle. Des collages débridés de ses débuts à cette salle recouverte de tapis imprimés, aménagée en espace de projection immersive, la photographe dénonce ici la pollution visuelle générée par le flux continu des images digitales de la plus belle des manières.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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