Maison Européenne de la Photographie Du 7 juin au 1er octobre 2023
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Plongez dans les mondes fictifs et organiques d’une « rêveuse professionnelle ». Maya Rochat n’est pas simplement peintre, ni tout à fait photographe. L’artiste suisse sort volontiers du cadre trop lisse ou trop étroit de la figure traditionnelle pour concevoir une œuvre radicale, violente, pop et sucrée. Un cocktail explosif caractérisé par ses
clichés hypnotiques, holographiques, presque chimiques, ou par ses encres bleues éclatantes recouvertes d’eau de Javel. Par le biais de ses destructions et constructions successives, physiques et numériques, Maya Rochat opère un glissement de la réalité vers un monde imaginaire, un paysage factice saturé en couleurs. Baignant littéralement dans
« la matière », l’artiste nous plonge dans une abstraction grandeur nature, colorée, brute, punk, asphyxiante. Cette exposition – la première de cette envergure dans la capitale – ne déroge pas à la règle. Des collages débridés de ses débuts à cette salle recouverte de tapis imprimés, aménagée en espace de projection immersive, la photographe dénonce ici la pollution visuelle générée par le flux continu des images digitales de la plus belle des manières.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Cinquante ans de carrière, et Renaud s'invite chez le poète. Dans la maison qu'Aragon et Elsa Triolet ont habitée jusqu'à la fin, une trentaine d'artistes
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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