Le Solo Show bestial de Quentin Garel à la galerie Jacques de Vos
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Ceci n’est pas une tête d’animal empaillé, même si ça en a tout l’air ! Il s’agit de masques, dessinés et sculptés par Quentin Garel, que la Galerie Jacques de Vos a décidé de mettre à l’honneur dans une exposition pour le moins bestiale. Tel La Fontaine dans ses Fables, l’artiste utilise dans son œuvre toute la diversité du règne animal pour questionner notre rapport à celui-ci. Les animaux, habituellement consommés et chassés par les humains, deviennent alors des œuvres d’art à la taille et à la forme déjantées qui, en nous laissant pantois, inversent le rapport de domination qui régnait jusque-là. Un véritable tour de force de l’artiste qui, en ayant su saisir l’air hébété de la chèvre et la majesté du lion parvient à nous offrir une authentique reconnexion à la nature.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Depuis 2017, le Drawing Lab fait sortir le dessin de la feuille. Christine Phal y a fondé un lieu philanthropique avec une idée simple : laisser le trait déborder, devenir sculpture