« Admettre la banalité, accepter la laideur du monde et en faire quelque chose ». Drôle de maxime que suit Harry Gruyaert, mais force est de constater que celle-ci lui sied à merveille. Le Bal en est témoin. Proche des pionniers américains de la couleur que sont William Eggleston ou Stephen Shore, le photographe belge âgé de 82 ans, membre de la prestigieuse agence Magnum depuis 1981, marque de son empreinte chacune de ses apparitions. Cette flamboyante exposition ne fait pas exception. Sous ses airs de rétrospective, cette émouvante monographie réunit plus de 80 tirages réalisés entre 1974 et 1994. Des clichés d’une cacophonie insouciante de joie, de promesse et de solitude qui se distinguent par la netteté de l’image, l’intensité des couleurs et la saturation des aplats. Une œuvre triste et belle à la fois, figeant sur papier glacé l’absurdité de la vie.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Bienvenue dans la Salle des Fêtes du musée d'Orsay – 400 m² de stucs, de dorures et de plafonds peints par Pierre Fritel, métamorphosés par le magicien du numérique vivant Adrien M.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.