Alice Taglioni bouleversante dans le Vél d'Hiv au Théâtre Antoine
Théâtre Antoine Du 10 janvier au 18 février 2024
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Le Théâtre Antoine accueille un spectacle bouleversant mettant en scène des femmes juives, victimes de la barbarie française, figures de courage et d’audace dans un texte tragique écrit par le Mémorial de la Shoah. Seule sur scène, Alice Taglioni honore ainsi la mémoire des victimes de la rafle du Vel' d'hiv'. Dirigée par Alex Lutz, la comédienne prête sa voix aux témoignages des survivants de la Shoah pour restituer le destin tragique de milliers de défunts.
Avant d’être juives, victimes de la barbarie française du 16 juillet 1942, elles étaient femmes, mères, filles ou sœurs… Toutes ont été emportées par l’indicible. Pourtant il y eut autant de destins que d’arrestations, autant d’histoires héroïques que désespérantes. La détresse de ces femmes, leur courage, leur audace traduisent une formidable et profonde humanité. Relayées par les perspectives de témoins anonymes, d’archives administratives, de traces officielles commémoratives, revenues du passé ou émergeant dans le présent, les voix de ces femmes forment une continuité cruelle, un relais vertigineux, un chœur tragique et sublime, qu’Alice Taglioni condense en une musique violente et chaotique – celle de l’Histoire, du Vel d’Hiv et de l’Humanité.
THÉÂTRE ANTOINE, 75010 Du 10 janvier au 18 février 2024
De 15 € à 45 €
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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