Nos images des expositions de Printemps du Palais de Tokyo et celle de Mohamed Bourouissa

Palais de Tokyo
Du 16 février au 30 juin 2024

 

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Temps mort, Périphérique, Légende, Pas le temps pour les regrets… Ce n’est certainement pas un hasard si l’œuvre de Mohamed Bourouissa sonne comme le dernier projet d’un rappeur en vogue. L’artiste franco-algérien maîtrise les codes du genre mieux que personne et leur doit même sa reconnaissance précoce : il y a quinze ans, le plasticien sort de l’ombre en passant illégalement un téléphone portable en prison et en demandant à son complice cloîtré de documenter son quotidien d’ordinaire privé de toute représentation. Dans cette référence appuyée au premier album solo de Booba, Mohamed Bourouissa pose les fondations de son répertoire urbain et poétique. Depuis, l’artiste n’a cessé de naviguer de projet en projet jusqu’à signer cette nouvelle partition visuelle au Palais de Tokyo. Du cri au silence en passant par le murmure des fantômes du colonialisme, cette exposition criante de vérité mêle sons, dessins, photographies, films, sculptures, aquarelles, plantes, musiques expérimentales et énergies collectives. On écoute, on regarde, on apprend et on découvre un album d’œuvres familières, intimes et disparates, où ses dernières créations côtoient ses premiers morceaux, auxquels s’ajoutent quelques compositions d’amis artistes. La relève est assurée.

 

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