Par la fumée : une exposition d'art contemporain par POUSH
POUSH Du 5 octobre au 14 décembre 2024
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Vous sentez ? Cette odeur propre à toutes les histoires du passé. L’ancienne usine de la maison de parfums L.T. Piver a beau avoir fermé ses portes il y a de ça de nombreuses années, celle-ci tourne toujours. À moins que cette fragrance délicieuse ne vienne des œuvres elles mêmes. La plasticienne Laure Prouvost a bien glissé quelques framboises dans son tableau de métal, tandis que la cire parfumée du gigantesque cœur en acier d’Antoine Renard semble embaumer l’atmosphère. Par chance, aucune de ses installations signées par des artistes aussi divers que Morgan Courtois et Clément Cogitore ne devrait partir en fumée avant l’arrivée inéluctable de l’hiver.
POUSH Du 5 octobre au 14 décembre 2024
153 avenue Jean Jaurès, 93300
Aubervilliers - M° Aubervilliers-Pantin (7)
Les vendredis et samedis 14h-19h, fermé du dimanche au jeudi Gratuit sur réservation ici Plus d'informations ici
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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