Exposition Pierre Bonnard au Musée d'Art Moderne de Paris : Bonnard au Cannet
Musée d'Art Moderne de Paris Jusqu'au 3 mars 2025
Une impression de bonheur diffus se dégage des toiles de Pierre Bonnard. Qu’il s’agisse de paysages luxuriants ou d’intérieurs feutrés, les décors du peintre semblent constamment enveloppés d’un voile cotonneux, installant une atmosphère irréelle et éthérée.
Avec cet accrochage exceptionnel, le musée d’Art moderne de Paris rend hommage à un marcheur solitaire, héritier tardif des impressionnistes en marge des courants artistiques de son époque. À l’image de sa personnalité modeste, la peinture de Bonnard jouit d’une élégante simplicité, qui confère aux tableaux une grâce spontanée et naturelle.
Son art atteint des sommets d’épure dans le Paysage du Cannet, toile où les vallons gorgés de soleil forment une mosaïque abstraite de formes et de lumières. Chez Bonnard, celle-ci est orange, verte, rouge ou bien jaune et violette comme dans son Nu dans le bain, représentant sa femme et modèle Marthe : un corps sans visage, presque inanimé, gisant sous une clarté irréelle.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
CENTRE CULTUREL COREEN Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026
Bleu, rouge, jaune, blanc, noir : cinq battements pour un même souffle. En Corée, la couleur n’orne pas, elle oriente, comme une mémoire, un rituel, une énergie.