Exposition Pierre Bonnard au Musée d'Art Moderne de Paris : Bonnard au Cannet
Musée d'Art Moderne de Paris Jusqu'au 3 mars 2025
Une impression de bonheur diffus se dégage des toiles de Pierre Bonnard. Qu’il s’agisse de paysages luxuriants ou d’intérieurs feutrés, les décors du peintre semblent constamment enveloppés d’un voile cotonneux, installant une atmosphère irréelle et éthérée.
Avec cet accrochage exceptionnel, le musée d’Art moderne de Paris rend hommage à un marcheur solitaire, héritier tardif des impressionnistes en marge des courants artistiques de son époque. À l’image de sa personnalité modeste, la peinture de Bonnard jouit d’une élégante simplicité, qui confère aux tableaux une grâce spontanée et naturelle.
Son art atteint des sommets d’épure dans le Paysage du Cannet, toile où les vallons gorgés de soleil forment une mosaïque abstraite de formes et de lumières. Chez Bonnard, celle-ci est orange, verte, rouge ou bien jaune et violette comme dans son Nu dans le bain, représentant sa femme et modèle Marthe : un corps sans visage, presque inanimé, gisant sous une clarté irréelle.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
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