Exposition Jean Bouvier, l’hommage de la Galerie Cyril Guernieri au peintre du bonheur et de l’émerveillement

Galerie Cyril Guernieri
Du 2 au 18 mars 2023

 

10

« Je crois que notre raison d'être, en tant qu'artiste, c'est de rendre compte de nos émerveillements, comme si nous avions bel et bien des comptes à rendre au monde. » Que Jean Bouvier se rassure, il n’aura pas au cours de sa vie failli à sa tâche. L’artiste peintre, figure discrète et adorée du quartier de Saint-Germain-des-Prés, s’est éteint l’an dernier à l’âge de 97 ans, laissant derrière lui une œuvre lumineuse, paisible et sincère. Un univers doux et cotonneux que nous redécouvrons aujourd’hui avec émotion au sein d’une exposition gratuite rue Mazarine.

La Galerie Cyril Guernieri, témoin silencieux de ses « émerveillements », rend aujourd’hui un sublime hommage à ce peintre du bonheur capable de s’émouvoir du présent et de toutes ces petites choses du quotidien. Le secret de ses scènes de vie tendres et nébuleuses ? Un tracé subtil, un travail d’ombres et de lumières nuancé, des couleurs délavées, des tonalités pastel et ce pouvoir intact d’enchantement face aux paysages verdoyants du Perche, aux étendues égyptiennes, aux lagunes vénitiennes ou aux gratte-ciels new-yorkais. Cette délicate exposition traverse ici l’ensemble de son œuvre, des années 60 de ses débuts en peinture à la décennie 2010, date à laquelle le peintre se retire peu à peu du monde de l’art.

Comme le faisait autrefois Pierre Bonnard, Jean Bouvier a observé son environnement, contemplé les paysages et admiré le corps de sa compagne et muse, Anne, se mouvant dans leur appartement. En résultent ses apparitions fantomatiques et ses silhouettes évanescentes dessinées du bout des doigts par l’artiste. Mosaïques urbaines et compositions géométriques rythment cette balade poétique dans l’univers intime du peintre qui méritait amplement cet hommage posthume.


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

FSRG1027_HD - photo © Gregory Copitet
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Milan 1966, Ettore Sottsass & Andy Warhol, à la Galerie Mitterand

GALERIE MITTERRAND
Jusqu’au 9 mai 2026

Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.

Étienne Bossut, Laocoon, 2003, © Étienne Bossut- Adagp, Paris, 2025. Collection Frac Île-de-France. Photo Aurélien Mole
  • Contemporain
  • Insolite

Exposition Le syndrome de Bonnard au FRAC Ile-de-France : Nos images de l'exposition

Du 14 février au 19 juillet 2026
Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves

Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.