Vidéo : On a visité pour vous l'exposition Trop-Plein au MusVerre : des œuvres choc en verre
MusVerre Jusqu'au 5 janvier 2025
Estomac fragile s’abstenir ! « Trop-Plein » c’est la nouvelle exposition gargantuesque du Musverre à Sars-Poteries qui nous plonge au cœur des excès de notre société. Et dès notre arrivée, le ton est donné avec cette Piéta de Michel Ange revisitée de manière terriblement insolente par John Moran, nous présentant le clown Ronald McDonald bien embarrassé avec son consommateur de fast-food agonisant sur ses genoux… Non loin de là, guidé par un cornet de frites XXL, frisées qui plus est, nous allons tomber nez-à-nez avec un banquet exubérant qui met en scène l’avidité et la décadence de notre ère. À la carte, nous retrouvons de savoureuses pièces cristallines, une série de hors-d’œuvre en verre et quelques douceurs au goût amer. Mais la surconsommation n’est pas la seule dérive de notre société… Ultra-surveillance, obsession des réseaux sociaux, diktats de l’apparence… Il va falloir ouvrir l’œil pour dépasser l’esthétisme coloré et ludique des œuvres et déceler les clins d’œil acides d’artistes engagés.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Une traversée dans laquelle films, vidéos, dessins et peintures se fondent en un même paysage mental, saturé d’images numériques et de dialogues en boucle.
Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité.
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