Ordinary World : une exposition pas complètement normale au Centre Culturel Coréen
Centre culturel coréen Du 7 novembre 2024 au 8 février 2025
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Tout est à (re)voir : normalité incluse. Quand l’ordinaire devient extra-ordinaire, il est temps de revoir notre définition du quotidien. Après une escale à Berlin et à Londres, cette exposition itinérante invite à une réflexion profonde sur ce que nous tenons pour banal. Ici, l’ordinaire n’a rien de commun : il se réinvente, se tord et se mélange dans les œuvres de cinq artistes contemporains, sélectionnés parmi plus de six cents candidats, qui brouillent les frontières entre fiction et réalité, passé et présent.
Yang-Ha fait danser les contradictions historiques au gré de ses toiles aux motifs enfantins, tandis qu’Inkyung Kwon tisse des collages urbains aux dimensions décalées comme une forme d’arborescence colorée. JiYoon Park, caméra en main, capte des moments où l’étrange flirte avec le quotidien, quand Miguel Rozas Balboa et Jungkyun Shin rappellent par des médiums vidéographiques forts, que sous l’ordinaire, se cache souvent l’angoisse sociopolitique. Finalement, ce « Monde Ordinaire » n’a de banal que le nom, nous invitant à voir dans chaque jour une œuvre à part entière. Dans ce monde où l’ordinaire devient l’exception, l’art réécrit les règles du jeu.
CENTRE CULTUREL CORÉEN
Du 7 novembre 2024 au 8 février 2025
20 rue la Boétie, 75008 - M° Miromesnil (9/13)
Du lun. au ven. 10h-18h, sam. 14h-18h, fermé le dim.
Entrée libre Plus d'informations
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Il y a dans ses tableaux des chapeaux renversés, des coquillages monumentaux, des outils métamorphosés, des rubans, des légumes, et toujours cette manière douce et précise de faire flotter les…
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