Exposition : Oliver Beer fait résonner Mille et Une Voix au Musée d'Art Moderne de Paris

MUSÉE D’ART MODERNE DE PARIS
Du 4 avril au 13 juillet 2025

 

1

C’est l’histoire d’un basculement. D’un art qui n’a plus besoin d’être sacralisé pour rester vivant. Ici, plus de musée silencieux, les œuvres se réveillent. Sonia Delaunay, Victor Brauner, Georges Rouault, Nina Childress… Des noms inscrits dans l’histoire de l’art, des pièces maîtresses des collections du Musée d’Art Moderne de Paris, comme autant de fragments intouchables d’un récit établi. Jusqu’à ce qu’Oliver Beer en décide autrement...

Nina Childress, Sylvie (Grosse tête), 2018 © Paris Musées / Musée d’Art Moderne de Paris / ADAGP 2024

Plutôt que de fixer l’image dans son cadre, l’artiste l’ouvre. Il la confie à des milliers d’enfants, leur demande d’en tracer les contours, d’en explorer la matière, de la réinterpréter ligne après ligne. Trois mille variations, trois mille façons d’habiter l’œuvre, trois mille gestes qui viennent nourrir une animation organique d’une ampleur inédite.

D’abord imperceptible, une vibration s’élève, un bruissement qui s’étire et se propage à travers les salles. Un chant ténu, quelques souffles suspendus dans l’espace, puis une multitude de voix qui s’entrelacent, se répondent, résonnent contre les murs. Comme si le musée s’ouvrait de l’intérieur, comme si les œuvres elles-mêmes se mettaient à parler.

Le silence cède à une polyphonie mouvante, un paysage sonore fait de fragments de souvenirs, de mélodies enfantines, de notes inachevées. Le dessin ne suffit plus. L’image se double d’un écho, elle vibre autant qu’elle apparaît. Chaque trait anime l’espace, chaque son l’amplifie. Un tableau ne s’observe plus, il se traverse, il s’écoute.

Un chef-d’œuvre appartient-il à son créateur, à l’institution qui le conserve, ou à ceux qui le traversent ? Jusqu’où une œuvre peut-elle se réinventer sans se perdre ? Ici, l’histoire de l’art n’est plus un legs figé, mais une onde qui se propage.

MUSÉE D’ART MODERNE DE PARIS
Du 4 avril au 13 juillet 2025
11 av. du Président Wilson, 75016 - M° Alma-Marceau (9)
Du mar. au dim. 10h-18h, fermé le lun.
Entrée libre
Plus d'informations


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

20260304_FISHEYE_POPART_RENAULT_DSC9715
  • Gratuit
  • Insolite

Pop Art Car : Renault célèbre le pop art

Défilé Renault - The Carwalk
Du 4 mars au 26 avril 2026

Au Défilé Renault - The Carwalk, l’exposition Pop Art Car met en scène un dialogue inédit entre automobile, culture populaire et création contemporaine.

Screenshot
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Simone Veil, Mes sœurs et moi, au Mémorial de la Shoah

MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION
Jusqu’au 15 octobre 2026

On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.

Larry Poons, Untitled (025C-5), 2025 © Larry Poons, Courtesy of the Artist and Almine Rech, Photo - Dan Bradica
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Larry Poons, L’indocile abstraction, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.