Du 31 mars au 20 juillet 2017 Collège des Bernardins //
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Edgar Sarin est un ingénieur, un plasticien, un homme. Mais pas vraiment comme les autres. Il nous présente ici un travail quasi mystique, une oeuvre qui mêle l’art et la science, qui nous donne puis reprend, qui agite notre imagination et fait l’éloge de l’inconnu, du pas vraiment tangible. En somme, quelque chose entre l’aléatoire et le méticuleux. Étrange nous direz-vous, grisant nous vous répondrons. Après avoir mis en scène dans l’ancienne sacristie un « espace essentiel » composé de sculptures, Edgar Sarin revient chaque semaine, même jour, même heure, s’y enfermer avec un échantillon de population qu’il a sélectionné, afin de jouer à huis clos ce qu’il nomme les minuits : des chorégraphies ritualisées liant des êtres, des sculptures et de la musique. Les spectateurs, eux, sont invités à en explorer les traces successives laissées par l’artiste, à en imaginer le déroulement. Car la spéculation demeure pour Edgar Sarin un ingrédient essentiel de son travail, un stimulant sans équivalent, permettant de prolonger la vie de l’oeuvre et de favoriser la réflexion du spectateur. Une oeuvre qui se vit plus qu’elle ne se décrit, une sensation unique de mise en scène, un talent sans précédent à découvrir dans un lieu qui, lui aussi, cultive le mystère.
Collège des Bernardins
Du 31 mars au 20 juillet 2017 20 rue de Poissy, 75005 - M° Cardinal Lemoine (10) Du lundi au samedi de 10h à 18h et le dimanche de 14h à 18h
1er mai de 14h à 18h Entrée libre
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
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