« Tout parfum s'évapore, et tout flambeau s'éteint » disait le poète Gustave Nadaud. Le parfum, l’odeur, forme un souvenir abstrait qui peut évoquer tant de réminiscences, bonnes comme mauvaises. Le souvenir d’une senteur effleure un sentiment si personnel et intime. L’exposition Parfums de Chine offre un voyage sensoriel dans l’Empire du Milieu d’autrefois et son utilisation du parfum. Du IIIe siècle avant notre ère jusqu’au XIXe siècle, le parfum a tenu une place de choix dans la culture chinoise. De peau ou de maison, il est partout. Il envahit même bon nombre de productions artistiques et littéraires : brûle-parfum, table à encens, fioles, céramique, laque... Le parfum sous toutes ses formes est conté selon ses différentes utilisations : qu’elles soient rituelles ou associées à l’art de vivre des lettrés d’antan. L’occasion de découvrir des ustensiles quasi ancestraux comme celui présent dans un détail d’une peinture datant de la Dynastie Ming (XIVe – XVIIe siècles) peignant une femme en train de « se parfumer les manches » grâce à un objet grillagé à taille humaine. Ce qui titille les sens, titille l’âme, et nous rapproche ainsi, d’une certaine manière, du divin...
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous aussi avez toujours rêvé de voyager en Egypte, découvrir le plateau de Gizeh et retourner - pour un temps - à l'ère des grands pharaons ? Et si, la réalité virtuelle
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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