En 2017, nous avons tragiquement perdu Ren Hang, un artiste complexe à l’art bouleversant et à l’esprit tourmenté. Son œuvre singulière, constituée de photographies représentants des nus à la fois délicats et désinvoltes, lui a valu une rapide reconnaissance en Occident, mais en Chine, dans son pays d’origine, son travail a été censuré de nombreuses fois. En effet, la nudité et l’absence de pudeur de ses images ont souvent été jugées pornographiques : il est arrêté lors de plusieurs shooting et on l’a même empêché d’exposer. Pourtant pour lui, bien qu’il ait promu la liberté créative, ses œuvres ne sont pas directement liées à la politique chinoise et interrogent notre rapport à l’identité et à la sexualité. Mais son plus grand combat a été sa lutte contre la dépression dont il souffrait et dont il faisait état dans de nombreux poèmes et dans une quinzaine de livres autopubliés. S’est-il réellement rendu compte de son impact et de son succès sur la scène artistique ? Rien n’est moins sûr… Cette exposition, qui est la première majeure de l’artiste depuis sa disparition, rassemble 150 œuvres issues de collections chinoises et européennes. Une belle façon de lui rendre hommage.
Discover the photographs of this tormented artist with immense talent and singular art, who died too soon. This exhibition may upset you.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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