Seulement quelques semaines après son vertigineux coup d'éclat place du Trocadéro, JR récidive. L'artiste délaisse le très chic XVIe arrondissement parisien pour le mythique saint-Germain-des-près avec le gigantesque collage d'un homme portant un chapeau semblable à celui du photographe...
Partagé entre son studio parisien et son atelier à New-York, JR semble avoir pour l'heure posé ses valises dans la capitale française et le fait savoir ! En moins d'un mois, JR a investi à plusieurs reprises la ville lumière en multipliant ses collages si reconnaissables, aussi éphémères que monumentaux. Dernière œuvre en date : No Trespassing. Comprenez littéralement défense d'entrer. Avec malice, JR met en scène un homme de dos, le pied en appui sur une cheminée, faisant le mur. Le colosse arbore également un style similaire à celui du street-artiste, en particulier son chapeau qu'il ne quitte jamais. L'artiste, une jambe dans le vide, a notamment pris la pose aux côtés de son imposant double et relayé l'image sur ses réseaux. Le collage, situé en haut d'un mur à l'angle de la brasserie Le Rouquet au 184 boulevard Saint-Germain, marque par ailleurs le coup d'envoi de l'édition 2021 du Parcours Saint-Germain. Le festival, qui célèbre cette année ses 20 ans, investit certaines rues parisiennes en exposant divers travaux d'art contemporain, d'une statue inédite d'Ugo Rondinone aux affiches sauvages d'Anonymous Project en passant par des créations d'étudiants de l'école Kourtrajmé.
Une école de Saint-Étienne est devenue un vrai musée dédié au street-art. Financée par la vente de gâteaux de parents d'élèves, la galerie d'art que constituent les murs de l'école compte près de 90 fresques urbaines.
Deux nouveaux collages de 15 mètres de hauteur sur 3 mètres de large ont fait leur apparition en face de l'hôtel Paradiso Mk2 à Paris. Réalisés par le street-artist JR, ils rendent hommage à deux géants du cinéma muet : Charlie Chaplin et Harold Lloyd.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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