Après des débuts consacrés à la sculpture, Barbara Probst entame la photographie à la Kunstakademie de Düsseldorf. Entre New York et Munich, l’artiste allemande est désormais une figure incontournable de la scène artistique internationale, et c’est seulement la deuxième fois qu’elle présente son travail en France. Depuis 2000, elle compose des séries photographiques intitulées Exposures, dans lesquelles elle crée un nouveau protocole de prises de vues consistant à démultiplier les représentations d’un même instant. Comment.? Grâce à un système radiocommandé, pouvant déclencher simultanément les obturateurs de plusieurs caméras pointées sur un même événement ou sujet, sous différents angles. Ainsi les images sont mises en relation les unes avec les autres et se dégage un ensemble dramaturgique énigmatique, composé de portraits, de paysages, de studios ou de natures mortes. Pour l’artiste, cette fragmentation de l’instant devient un nouveau moyen d’explorer les nombreuses ambiguïtés inhérentes à l’image photographique. Mettant à jour ces artifices, Barbara Probst interroge notre capacité à décrypter le réel.
Barbara Probst has been working on a photographic series in which the shooting protocol consists of various representations of the same moment.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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