Nos images de l'exposition La Société des Spectacles à la Fondation Pernod Ricard
Fondation Pernod Ricard Du 13 février au 20 avril 2024
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Farah Atassi et Ulla von Brandenburg n’ont, dit-on, rien en commun. La première a développé une peinture figurative géométrique à partir d’un vocabulaire abstrait, la seconde s’est illustrée à travers la réalisation de gigantesques installations textiles en suspension, faites de toiles monumentales et enveloppantes. L’une a exposé chez Picasso, l’autre au Palais de Tokyo. Nous pourrions davantage forcer le trait en opposant la figure moderniste de Farah Atassi (la brune) face au monde onirique d’Ulla von Brandenburg (la blonde). Alors, pourquoi réunir l’œuvre de ces deux artistes que tout semble opposer ?
La Fondation Pernod Ricard ose opérer un rapprochement entre les deux plasticiennes en mettant en avant leur inclination naturelle pour la scène, leur goût commun pour la couleur pop, acidulée ou pastel, et ce même sens de la théâtralité. L’exposition va encore plus loin. Dans ce parcours labyrinthique construit par les pans de tissus colorés, les peintures de Farah Atassi apparaissent comme le décor des installations d’Ulla von Brandenburg, et les environnements de l’une comme le décor des toiles de l’autre. Le rideau s’est enfin levé, le spectacle peut commencer.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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