Exposition Charles Pétillon, Rendre visible l’invisible à la Maison Guerlain
MAISON GUERLAIN Jusqu’au 21 avril 2025
12
Que font ces ballons égarés dans une forêt ? Éparpillés entre les troncs, entassés sous une canopée brumeuse, ils semblent flotter, suspendus, comme s’ils avaient poussé là, naturellement. Blocs d’air immaculés dans un paysage sauvage, ils transforment l’espace, le troublent, le rendent soudain visible. Charles Pétillon ne remplit pas le vide, il le révèle. Les murs de la Maison Guerlain, témoins d’un patrimoine séculaire, accueillent ces photographies saisissantes comme autant de visions fugitives prêtes à s’évanouir. Des ballons blancs s’amassent dans une maison abandonnée, débordent d’une fenêtre, emplissent un passage désert. Simples volumes d’air ? Ou la matérialisation d’une présence, d’une mémoire qui affleure ? Connues pour leur minimalisme et leur puissance évocatrice, ses photographies transforment les paysages en scènes de fiction, comme un instant suspendu entre apparition et disparition. Ses ballons ne sont ni ornementaux ni absurdes, ils sont des interférences poétiques, des éclats de silence placés au cœur du monde. En écho à cette exposition, Charles Pétillon a conçu une fragrance unique pour Guerlain, inspirée de son univers. Une création qui, comme ses installations, joue avec l’air et la lumière, avec l’idée d’une présence flottante, insaisissable. Mais ici, ce n’est pas l’objet qui compte, c’est la sensation qu’il laisse derrière lui. Comme un ballon qui s’échappe, comme une image qui s’efface lentement.
MAISON GUERLAIN Jusqu’au 21 avril 2025
68 avenue des Champs-Élysées, 75008 - M° Franklin D. Roosevelt (1/9)
Du lun. au sam. 11h30-19h, dim. 11h30-19h
Entrée libre
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end