Après être passée par 7 villes de Russie et une vingtaine de villes en France et à l’étranger, l’étonnante œuvre numérique de Philippe Boisnard s’installe au Cube. Et si on s’essayait aussi à ce photomaton pas comme les autres ?
En effet phAUtomaton est une œuvre participative qui permet aux participants de créer leur propre visage à partir de leurs mots. Ce visage est mis en temps réel sur le site phautomaton.com. Mais comment cela est-il possible et surtout, quel en est l’intérêt ?
Il faut dire que son créateur, Philippe Boisnard, n’est autre qu’artiste numérique mais aussi écrivain. Attaché au pouvoir du langage, il veut traduire dans son œuvre le « visage de la pensée ». Pour cela, il suffit à chaque participant d’écrire un mot ou une phrase. Une fois celle-ci tapée sur ordinateur et validée, elle constitue en temps réel le portrait du visiteur. Celui-ci choisit sa pose puis valide : la photographie texturisée est prise et sa version Hd atteint les 12 millions de pixels !
Par cette expérience qui se déroule en direct, l’artiste crée une liaison entre les mots et les situations réelles. Mais ce n’est pas tout. Grâce à ce concept, il introduit l’idée que l’appartenance à une communauté ne dépend au final que de la possession d’un visage et d’un langage. On pourrait ainsi inventer n’importe quelle communauté ! D’ailleurs, sur le site dédié, il est possible de voir la carte du monde et de savoir où un individu est en train de se livrer à l’expérience phAUtomaton. Une sorte de carte des visages de la pensée qui s’offre comme une version poétique des réseaux de communication.
Si vous êtes à la recherche d'une soirée mémorable où l'ambiance rétro et la musique enivrante se mêlent pour créer une expérience hors du commun, alors marquez d'une croix rouge sur votre calendrier…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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