Fata Morgana : l'illusion fait l'objet d'une exposition dans le nouveau festival du Jeu de Paume
Jeu de Paume Du 22 mars au 22 mai 2022
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Le tout nouveau festival du Jeu de Paumetire son nom d’un phénomène surnaturel fascinant, laFata Morgana. Une illusion d’optique rare, qui résulte de la superposition de plusieurs mirages, causés par le beau temps sur l’eau. En découle l’impression que certains objets sont placés au-dessus de la ligne d’horizon, flottant par-delà leur image. C’est cette idée de réalité singulière, déconnectée, que met en lumière l’institution culturelle. À cette occasion, 26 artistes sont réunis autour d’une réflexion critique et poétique sur les modalités d’apparition et de perception du visible. Films, sculptures, peintures, performances et pièces sonores s’emmêlent pour nous délivrer un concept nouveau, celui d’un apprentissage du regard qui nous permet d’accéder au décryptage de l’œuvre, et donc à l’émerveillement. Le phénomène optique presque magique – il ne tient pas son nom de la Fée Morgane par hasard – devient alors instigateur et sujet de la création, mais aussi clef de sa compréhension. En résultent des œuvres aussi énigmatiques que poétiques, interrogeant notre vision du monde. Et pour aller plus loin, le Jeu de Paume vous propose de découvrir en ligne une série de podcasts retraçant le processus de création de chacun des artistes du Festival.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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