Exposition Yamanobe à la Galerie de l’Europe : le peintre japonais illumine la rue de Seine

Galerie de l'Europe
Du 20 septembre au 22 octobre 2022

 

14

Gracile, radieuse et diaphane… C’est pour une femme pas comme les autres que Teruhisa Yamanobe a quitté dans les années 80 son île natale pour la douceur du littoral occidental. La raison de cet exil : la lumière. Cette même lumière, symphonie bouleversante de teintes et de couleurs diffuses, qui avait séduit bien des Hommes avant lui, à commencer par les impressionnistes qu’il admire tant. On décèle pourtant dans l'œuvre de Yamanobe d’autres influences, plus lointaines encore que celles de Monet ou Pissarro. On devine dans ses élégantes compositions sa fascination pour les fresques de Raphaël ou pour les toiles des grands maîtres flamands et italiens du XV e siècle. Nourri par leurs œuvres, le peintre japonais a fini par, lui aussi, répondre à cet appel de la lumière, s’efforçant de restituer, à son tour, cette douce poésie dans de majestueuses toiles colorées. Des paysages habités à la beauté tranquille sur lesquels le peintre n’a eu de cesse d’apposer, au fil des années, sa touche silencieuse et appliquée.

La Galerie de l’Europe orchestre cet automne une émouvante exposition autour des créations de Yamanobe en présentant une vingtaine de toiles de l’artiste, des paysages de Normandie et de Toscane jusqu’à ses natures mortes. Un accrochage d’une grande sobriété qui nous invite à la contemplation tandis que Yamanobe transcende ici notre rapport au temps et aux distances en reliant avec une infinie douceur l’Asie à l’Europe. Si certains s'accordent à dire qu’il exprime avant tout la beauté de la nature, d’autres chuchoteront qu’il en révèle essentiellement l’âme et la poésie.


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Londres (Angleterre). Charing-Cross, vers 1890
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition, Le monde colorié à la main, à la Galerie Roger-Viollet

GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu’au 6 juin 2026

 Photographies stéréoscopiques coloriées du XIXe siècle : 67 tirages rares du studio Léon & Lévy, voyage en relief, exotisme et histoire photographie.

arton6437-64cba
  • Découverte
  • Gratuit

Couleurs de Corée : Lumières contemporaines

CENTRE CULTUREL COREEN 
Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026

Bleu, rouge, jaune, blanc, noir : cinq battements pour un même souffle. En Corée, la couleur n’orne pas, elle oriente, comme une mémoire, un rituel, une énergie.